!G3L Support Forum (Hubzilla)

Je remarque qu'il y a des inscriptions de profils dont le but est de faire de la promotion. C'est quoi la politique Ă  ce sujet ?


https://hub.g3l.org/channel/marlie
  
"La tragĂ©die de l’euro" ou l’incroyable bulle cognitive dans laquelle l’Europe s’est enfermĂ©e : interview exclusive de Ashoka Mody, auteur du livre Ă©conomique de l'annĂ©e 2018 aux Etats-Unis

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En exclusivité pour la France, Ashoka Mody répond aux questions d'Atlantico sur son livre EuroTragedy : un drame en 9 actes, livre de l'année 2019 aux Etats-Unis. Cette histoire de l'euro que nous refusons de voir.
  
Luc â’¶đŸŽ — the last Perl benderLuc â’¶đŸŽ — the last Perl bender wrote the following post Thu, 28 Feb 2019 10:52:22 +0100
Parce qu'il est bon de le rappeler de temps en temps

https://www.commitstrip.com/fr/2014/05/07/the-truth-behind-open-source-apps/

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tofeo is now connected with Bruno Laurent


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chrisorgone@framasphere.orgchrisorgone@framasphere.org wrote the following post Sun, 24 Feb 2019 20:24:55 +0100
Et pas qu'une fois !
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J'ai fait un rapide test de #writeas

C'est trés simpliste
J'ai pas trouvé comment ajouter une image
je ne peux pas suivre depuis hubzilla
Suivre sur mastodon ça marche

Je vous laisse une invitation

https://qua.name/invite/15fWX8
  
Il y a des issues ouvertes (cÎté #writeas ou #hubzilla) pour corriger l'interaction ?
  
Bonne question

  
Je constate qu'il y a encore des séparations entre les applications. Il y a le monde mastodon, celui de friendica de hubzilla, le monde de diaspora etc...

théoriquement on peut communiquer de l'un a l'autre par activitypub mais dans la pratique il n'est pas simple de voir ou suivre des comptes sur des applications différentes.

Je me souvient il y a environ 10 ans Ă  la grande Ă©poque des rĂ©seaux sociaux centralisĂ©. Il y avait la possibilitĂ© de donner sont email et chaque personne recevrait des invitations. Avec le systĂšme du numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone c'est pareil. Si je comprends qu'on veuille garder l'email ou le tĂ©lĂ©phone pour nous et qu'on soit rĂ©tissant Ă  le donner, je trouve qu'on devrait quand mĂȘme avoir le choix.

La conséquence est que l'aspect viralité est trés lent. La progression du fédiverse est lente.

Il y a entre 2 et 3 millions de comptes. Seulement. Sur hubzilla il a moins de 2 000 canaux actifs de moins d'un moins. Sur friendica on devrait tourner environ aux mĂȘme chiffre de quelques milliers.

OK ce chiffre est faible mais ce que je dit c'est qu'il ne monte pas vite. On oublie l'aspect viral. Il n'y a pas d'outil d'invitation. Il faut une grosse volontĂ© pour comprendre et utiliser. Seuls sont les plus motivĂ©s. La grande masse n'aura pas de motivation suffisante pour ouvrir un compte et encore moins de rester. Il pensera  : il n'y a personne.

Avez vous fait l'expérience : vous ouvrez un compte sur n'importe quelle application et au début on se sent perdu et surtout seul.

Les rĂ©seaux sociaux  il y a le mot social c'est Ă  dire qu'on attend de voir des commentaires et des interactions. C'est la diffĂ©rence entre un blog qui au dĂ©but ne reçoit que trĂ©s peu de visites et commentaires,

Faites l'expérience. Ouvrez vous un nouveau compte sur .. allez Osada et notez vos reéactions sentiments et .. Je suis curieux de les connaitres.
  
Lukas StellaLukas Stella wrote the following post Mon, 18 Feb 2019 15:13:16 +0100
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COMMUNIQUÉ SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES EN FRANCE

Le onziĂšme samedi du mouvement des gilets jaunes en France, le 26 janvier 2019, a vu la mobilisation se maintenir un peu partout en France. Selon la police, il y a eu 69 000 manifestants dans tout le pays. Il est pourtant Ă©vident que le chiffre est largement minorĂ© : elle annonçait 2500 manifestants Ă  Paris alors qu'il y en avait bien entre 8000 Ă  10000 lorsque les deux principaux cortĂšges se sont rejoints Ă  16 heures Ă  la Bastille. Les affrontements qui ont alors Ă©clatĂ© ont permis Ă  la police de disperser la foule qui allait se rĂ©unir sur la place. Mais peu importe en vĂ©ritĂ© le chiffre exact. Le fait est que ce mouvement des gilets jaunes exprime une rage et une volontĂ© d'opposition Ă  la misĂšre croissante imposĂ©e et promise par le capitalisme et de confrontation Ă  l'État que la bourgeoisie n'arrive pas Ă  Ă©teindre. Tout comme les grĂšves en Iran de 2018 ou encore la grĂšve de masse de dizaines de milliers d'ouvriers du nord de Mexique en ce moment-mĂȘme, pour ne citer que celles-ci 7, la radicalitĂ©, la combativitĂ©, l'obstination de ce mouvement des gilets jaunes signale le degrĂ© atteint par les antagonismes de classe et le fait que nous sommes entrĂ©s dans une nouvelle pĂ©riode de confrontations massives entre les classes au niveau mondial. Ce climat gĂ©nĂ©ralisĂ© de rĂ©volte sociale potentielle, et en partie dĂ©jĂ  en acte, est pour l'essentiel la rĂ©sultante des effets de la crise de 2008 qui se font toujours sentir et qui exacerbent les contradictions actuelles de tout ordre, politique, Ă©cologique, impĂ©rialiste, migratoire, social, etc. du capitalisme.

Aujourd'hui, ces contradictions se sont accumulĂ©es et elles explosent les unes aprĂšs les autres. Dans ce climat international de rĂ©volte sociale gĂ©nĂ©rale en devenir, le "ralentissement de la croissance mondiale" – pour reprendre les termes des Ă©conomistes bourgeois – et les risques de krach financier et boursier ne peuvent qu'accentuer cette ambiance de fin de monde, de fin du monde capitaliste pour ĂȘtre exact, et porter les gĂ©nĂ©rations actuelles de prolĂ©taires Ă  la nĂ©cessitĂ©, Ă  la conscience et la volontĂ© de s'opposer Ă  la misĂšre du capitalisme et Ă  la guerre gĂ©nĂ©ralisĂ©e qu'il nous prĂ©pare et, finalement, de le dĂ©truire. L'ensemble de la classe capitaliste, du moins ses fractions les plus Ă©clairĂ©es, s'en inquiĂšte au point que « les Ă©minences rĂ©unies au sommet de Davos estiment qu’il est temps de "remoraliser" la globalisation (dixit Klaus Schwab, fondateur du Forum Ă©conomique mondial) et de rechercher les voies d’une Ă©conomie mondiale "plus inclusive"» (LibĂ©ration, 23 janvier 2019) et que les États s'y prĂ©parent dĂ©jĂ  tant au plan politique qu'au plan de la rĂ©pression violente et massive.

Mais avant de revenir sur la situation en France de cette fin de janvier, il convient de faire un bref rĂ©sumĂ© des Ă©vĂ©nements depuis le communiquĂ© que nous avions publiĂ© le 2 dĂ©cembre pour les lecteurs qui ne vivent pas en France et n'ont pas pu suivre de prĂšs le cours de la situation. Les affrontements violents du 2 dĂ©cembre autour de l'Arc de Triomphe Ă  Paris mais aussi en province, y compris dans des toutes petites villes, et la rage qu'ils exprimaient ont surpris, et mĂȘme en partie paniquĂ©, la fraction des quadragĂ©naires de Macron au pouvoir pour qui, formĂ©s dans les Ă©coles de commerce et au management, la lutte des classes avait disparu. Il a fallu le renfort d'autres fractions politiques, Sarkozy en particulier, et de grands patrons, pour imposer Ă  Macron le fait qu'il devait faire des "concessions" 8. À ce moment lĂ , les mĂ©dias se lamentaient du fait que les gilets jaunes n'avaient pas de leaders "avec qui nĂ©gocier" tout comme du fait que les syndicats Ă©taient discrĂ©ditĂ©s et impuissants. Ce n'est qu'Ă  la veille au soir de la manifestation du 8 dĂ©cembre qu'un vĂ©ritable premier contact s'est fait avec les principaux porte-paroles des gilets jaunes qui furent reçus par le Premier ministre et qui, Ă  leur sortie, dĂ©clarĂšrent qu'ils attendaient une dĂ©claration de Macron qu'on leur avait promise pour la semaine suivante. Ils lui redonnaient ainsi l’initiative et la contre-offensive politique de l'État se mettaient en place. Les manifestations du 8 furent aussi massives et violentes que celles du samedi prĂ©cĂ©dent. Le lundi 10, Macron annonça une augmentation de 100 euros du SMIC – en fait une prime saurons-nous dans les jours suivants – et quelques autres mesures. En soi, elles ne sont que des concessions marginales mĂȘme si elles vont contraindre le gouvernement Ă  prĂ©senter un dĂ©ficit budgĂ©taire au-delĂ  des 3% requis par l'Union EuropĂ©enne 9. Politiquement, elles reprĂ©sentent cependant le premier vĂ©ritable recul significatif de l’État face Ă  une mobilisation massive depuis... 1968. Mais surtout, Ă  l'occasion du 1er janvier, Macron annonce l'organisation d'un grand dĂ©bat national planifiĂ© jusqu’au 15 mars pour rĂ©pondre Ă  la revendication des gilets jaunes sur une dĂ©mocratie directe et, plus particuliĂšrement, sur celle d'un "rĂ©fĂ©rendum d'initiative populaire".

Depuis lors, c'est cette revendication typiquement petite- bourgeoise que l'ensemble de l'appareil d'État a repris Ă  son compte et imposĂ© comme question centrale de la situation faisant passer au second plan, sinon oublier, les revendications d'ordre salarial et de conditions de vie. En parallĂšle, la gestion des manifestations hebdomadaires s'est limitĂ©e alors Ă  la rĂ©pression violente qui, outre les milliers de victimes graves causĂ©s par les flash-ball et les grenades de dĂ©sencerclement (les deux interdits dans la plupart des pays europĂ©ens), visait Ă  rĂ©duire la popularitĂ© massive du mouvement dans "l'opinion publique". En cette occasion, les discours officiels des politiciens, des mĂ©dias et des Ă©ditorialistes rivalisaient d'appel Ă  la rĂ©pression la plus brutale et de morgue pour ce "peuple stupide, haineux, factieux, voire fasciste" : un ancien ministre de... l'Éducation de Sarkozy, philosophe de profession et grand bourgeois dĂ©licat et distinguĂ© des beaux quartiers de Paris de son Ă©tat, appela mĂȘme les policiers Ă  se servir « de leurs armes une bonne fois ! (...) Ça suffit, ces nervis d'extrĂȘme droite et extrĂȘme gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. (...) On a la quatriĂšme armĂ©e du monde, elle est capable de mettre fin Ă  ces saloperies ! » (Luc Ferry, Radio Classique, 8 janvier 2019). La haine de classe des Versaillais de mai 1871 face aux communards parisiens ne demande qu'Ă  resurgir. MĂȘme s'il faut relever que ces discours provocateurs appelant Ă  la rĂ©pression gĂ©nĂ©ralisĂ©e et jusqu'au meurtre ont sans doute eu pour effet de participer Ă  relancer la mobilisation des gilets jaunes, il n'en reste pas moins que depuis lors, l'initiative politique est restĂ©e dans les mains de la bourgeoisie. L'ensemble de l'appareil d'État s'est alors mobilisĂ© pour focaliser toute la vie politique autour de l'organisation de ce "grand dĂ©bat" : le prĂ©sident, les ministres, les dĂ©putĂ©s, les prĂ©fets, les maires de villes et de villages, les mĂ©dias, l'ensemble des partis politiques, jusqu'Ă  faire que les gilets jaunes eux-mĂȘmes se divisent entre eux sur le fait d’y participer ou non. Et y compris, ceux qui prĂŽnaient la non participation, pensant Ă  juste titre qu'il ne s'agissait que d'un "enfumage", et en l'absence d'autre perspective de lutte, se sont enfermĂ©s dans l'impasse en justifiant le maintien des manifestations par la nĂ©cessitĂ© de faire pression sur le... grand dĂ©bat ! La boucle est bouclĂ©e. Il ne suffit plus que de la serrer petit Ă  petit sans briser la corde par une maladresse 10.

VoilĂ  oĂč nous en sommes aujourd'hui. Le terrain est balisĂ© par la bourgeoisie qui dĂ©tient le timing des Ă©vĂ©nements... jusqu'Ă  l'appel du principal syndicat, la CGT, Ă  une journĂ©e d'action et de grĂšve pour le 5 fĂ©vrier Ă  laquelle les gilets jaunes les plus "radicaux" avec l'aide des trotskistes, NPA en particulier, appellent Ă  se joindre pour une grĂšve illimitĂ©e. Au cas oĂč l'incendie reprendrait, le contre-feu est dĂ©jĂ  en place. Le tour est jouĂ© et tous les terrains sont occupĂ©s maintenant par l'ensemble de l'appareil Ă©tatique bourgeois. Seules la rage et la colĂšre peuvent maintenir plus ou moins longtemps les mobilisations du samedi.

Le mouvement des gilets jaunes se trouve donc aujourd'hui dans une impasse politique sans rĂ©elle perspective alors mĂȘme que le gouvernement Macron et, derriĂšre lui, l'ensemble de l'appareil d'État ont repris la maĂźtrise des Ă©vĂ©nements. Ce qui faisait la force et le dynamisme du mouvement des gilets jaunes dans un premier temps, jusqu'Ă  la dĂ©claration de Macron du 10 dĂ©cembre pouvons nous dire, est devenu sa faiblesse et ses limites une fois que le gouvernement eut repris l'initiative politique. Son caractĂšre "interclassiste", s'identifiant au peuple français et non Ă  la classe prolĂ©tarienne, a alimentĂ© et entretenu les illusions sur la dĂ©mocratie du peuple, c'est-Ă -dire de fait la dĂ©mocratie bourgeoise, et a fait que les revendications de classe qui tendaient Ă  Ă©merger sont maintenant noyĂ©es et Ă©touffĂ©es au profit d'un rĂ©fĂ©rendum d'initiative citoyenne et, finalement, au profit de l'organisation par le gouvernement et l'État d'un grand dĂ©bat national sur le terrain de la dĂ©mocratie bourgeoise.

Or mĂȘme les comitĂ©s locaux de gilets jaunes les plus liĂ©s Ă  la classe ouvriĂšre, dans les limites de notre connaissance, comme ceux de Commercy et de Saint Nazaire, sont entraĂźnĂ©s sur le terrain de l'impasse, de "l'auto-organisation" et de la mystification idĂ©ologique de la dĂ©mocratie au nom du peuple : « Depuis Commercy, nous appelons maintenant Ă  une grande rĂ©union nationale des comitĂ©s populaires locaux. Fort du succĂšs de notre 1er appel, nous vous proposons de l’organiser dĂ©mocratiquement, en janvier, ici Ă  Commercy, avec des dĂ©lĂ©guĂ©s de toute la France, pour rassembler les cahiers de revendications et les mettre en commun. Nous vous proposons Ă©galement, d’y dĂ©battre tous ensemble des suites de notre mouvement. Nous vous proposons enfin de dĂ©cider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement dĂ©mocratique, issu du peuple et respectant les Ă©tapes de la dĂ©lĂ©gation. Ensemble, crĂ©ons l’assemblĂ©e des assemblĂ©es, la Commune des communes C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition.

La mise en place de structures d’auto-organisation telles que les AssemblĂ©es GĂ©nĂ©rales est aujourd’hui un enjeu central pour le mouvement des Gilets Jaunes. VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, ET POUR LE PEUPLE ! » (DeuxiĂšme appel des gilets jaunes de Commercy, 30 dĂ©cembre 2018 11).

Dans la confusion gĂ©nĂ©rale et l'hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© sociale qui rĂ©gnaient, et continue de rĂ©gner, au sein des gilets jaunes, seul le maintien des revendications salariales, augmentation du SMIC et des salaires, "indexation" des retraites pour ne citer que les principales, peut asseoir leur combat et rejeter le terrain du dĂ©mocratisme bourgeois dans lequel le "grand dĂ©bat" veut les enfermer et les Ă©touffer. L'augmentation des salaires et du "pouvoir d'achat" Ă©tait, est encore au moment oĂč nous Ă©crivons, la seule revendication... politique, celle dans laquelle l'ensemble de la classe prolĂ©tarienne peut s'identifier comme classe, qui puisse permettre encore d'opposer une rĂ©elle rĂ©sistance immĂ©diate face Ă  la contre-offensive du gouvernement et de la bourgeoisie.

MalgrĂ© plusieurs conflits ou grĂšves locales, parfois en lien direct ou indirect avec les gilets jaunes, la classe ouvriĂšre comme telle, Ă  partir de ses lieux de travail et comme classe, n'est pas entrĂ©e directement en lutte. À l'exception de peu, trop peu, d'exemples comme ces jours-ci les dĂ©brayages chez Arc International dans la ville d'Arques dans le Nord, ou encore ceux Ă  l'entrepĂŽt Geodis Ă  Bonneuil en rĂ©gion parisienne, les occupations de bureaux de Pole emploi Ă  Vitry, Ă  Rennes, Ă  Lorient, les actions de gilets jaunes auprĂšs des hĂŽpitaux (informations reprises du Collectif Agitation et Gilets Jaunes IDF)12. C'eut Ă©tĂ© alors fournir une autre perspective Ă  la rĂ©volte sociale qui eut pu briser le cadre et le timing du "grand dĂ©bat" en imposant les revendications de classe comme question centrale. C'Ă©tait lĂ  la seule voie. C'est toujours lĂ  la seule voie mĂȘme si, chaque jour passant, elle devient plus improbable.

Nous n'Ă©tions pas les seuls Ă  avancer le mot d'ordre appelant Ă  la constitution de comitĂ© de lutte ou de travailleurs pour lutter pour cette perspective qui aurait pu dĂ©placer le cadre et les termes politiques de l'affrontement imposĂ© par le gouvernement et la bourgeoisie depuis le 10 dĂ©cembre. Force est de constater, dans la limite de nos connaissances, qu'il ne s'est pas rĂ©alisĂ©. Et qu'ainsi aucune alternative politique rĂ©elle de classe n'a pu ĂȘtre prĂ©sentĂ©e et, encore moins, reprĂ©senter un facteur matĂ©riel de la situation.

Pour autant ce mouvement des gilets jaunes, qu'il perdure ou non encore des semaines, marque un avant et un aprĂšs dans la dynamique mĂȘme du conflit de classe en France et une rĂ©fĂ©rence pour le prolĂ©tariat international. En particulier, au grand dam des syndicats et de leur tactique de journĂ©e d'action, il a montrĂ© qu'un mouvement "incontrĂŽlĂ©" et sans organisation – incontrĂŽlĂ© et inorganisĂ© du point de vue de l'État et de l'idĂ©ologie bourgeoise – pouvait faire reculer la bourgeoisie 13. Il a montrĂ© aussi que le refus de subir la menace et la violence rĂ©pressive de l'État, la volontĂ© de ne pas cĂ©der Ă  la rĂ©pression et de continuer Ă  manifester massivement malgrĂ© les risques, pouvait obliger la bourgeoisie Ă  cĂ©der, dans certaines conditions et moments, Ă  des revendications. Enfin, cet Ă©pisode particulier de la lutte des classes a fait entrer dans le combat des couches et des gĂ©nĂ©rations de prolĂ©taires qui restaient Ă  ce jour Ă©trangĂšres Ă  celui-la et dont nous ne pouvons prĂ©juger de l'expression dans les combats Ă  venir tout comme de la prise de conscience. Il est trop tĂŽt pour en dĂ©duire qu'une nouvelle gĂ©nĂ©ration de militants rĂ©volutionnaires puisse, directement ou indirectement, en Ă©merger mĂ©caniquement.

C'est pourtant aussi à cette tùche que les révolutionnaires doivent s'atteler par la propagande et l'intervention. La (notre) faiblesse et la (notre) quasi absence des communistes comme force matérielle politique dans les manifestations et sur les ronds-points, aussi difficile une intervention active était-elle vu les réticences politiques des gilets jaunes et leur "interclassisme" affiché, est un élément de faiblesse, non pas en soi de ce mouvement en particulier qui ne fait que le souligner, mais du rapport de force international et historique actuel entre les classes. Nous ne développons pas plus ce point dans le cadre de ce communiqué dont l'objet immédiat se limite à la fois à fournir un positionnement immédiat sur la situation pour tous ceux qui y sont directement intéressés et pour l'ensemble du camp révolutionnaire international.

Le GIGC, le 27 janvier 2019. RĂ©volution ou Guerre # 11 www.igcl.org

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7 . Des États-Unis à la Chine, en passant par l’Afrique et tous les continents, grùves et conflits tendent à se multiplier ces derniers mois...

8 . À ce titre, si le gouvernement et Macron ne comprirent pas ce qui se passait jusqu'au 10 dĂ©cembre, l'appareil d'État comme un tout, Ă  commencer par sa police, en passant par les syndicats et jusqu'aux autres forces politiques bourgeoises (dont l'ancien parti de Sarkozy mais aussi le PS) n'a Ă  aucun moment perdu le contrĂŽle de la situation. Contrairement Ă  ce que des mĂ©dias laissaient Ă  entendre, nous Ă©tions loin d'une situation insurrectionnelle, voire rĂ©volutionnaire, mĂȘme au plus fort des affrontements du 2 dĂ©cembre. Macron et le gouvernement ont vacillĂ©. Pas l'appareil d'État comme un tout, loin s'en faut.

9 . Macron s'Ă©tait engagĂ© Ă  la respecter... surtout pour asseoir son crĂ©dit international – impĂ©rialiste – auprĂšs de la bourgeoisie allemande. De ce point de vue, le mouvement des gilets jaunes a affaibli le crĂ©dit et l'autoritĂ© de Macron auprĂšs de ses alliĂ©es europĂ©ens censĂ© redonner Ă  l'impĂ©rialisme français une place plus centrale, en particulier pour animer le renforcement de l'axe impĂ©rialiste germano-français.

10 . Hier, 26 janvier, un des porte-paroles trĂšs populaire et "pacifiste", JĂ©rĂŽme Rodrigues a reçu un tir de flashball Ă  l’Ɠil alors qu'il filmait la scĂšne – un Facebook live – et qu'il appelait les gilets jaunes Ă  quitter la place de la Bastille. Et alors qu'il n'y avait aucun affrontement ou danger quelconque pour les policiers Ă  ce moment-lĂ  . Il risque de le perdre dĂ©finitivement et a Ă©tĂ© mis sous coma artificielle selon la presse de ce matin. Un tel dĂ©rapage peut trĂšs bien occasionner un sursaut de la mobilisation, voire en changer les termes et le timing tels que le gouvernement a rĂ©ussi Ă  les installer jusqu'alors.

11 . cf le compte-rendu "Ă  chaud", aujourd'hui mĂȘme, de la rĂ©union pour une coordination nationale des gilets jaunes Ă  l'appel de Commercy rĂ©alisĂ© par MatiĂšre et RĂ©volution : https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5237.

12 . La diffusion de ce tract Place de la RĂ©publique le 26 janvier, lĂ  oĂč devait se rĂ©unir les gilets jaunes aprĂšs la manifestation, a Ă©tĂ© interdite par des gilets jaunes : « pas de politique au sein des gilets jaunes ! ». S'en est suivi une discussion difficile dans laquelle nous Ă©tions peu Ă  critiquer cet "apolitisme" primaire et Ă  argumenter sur la nĂ©cessitĂ© de s'emparer Ă  bras le corps de la dimension politique de classe dans cette lutte comme dans toute lutte...

13 . Nous-mĂȘmes avions sous-estimĂ© les potentialitĂ©s de ce mouvement et Ă©cartĂ©, trop rapidement, toute possibilitĂ© de "gain" pour les prolĂ©taires dans notre communiquĂ© du 2 dĂ©cembre : « Sur ce terrain, les ouvriers qui s’y retrouvent isolĂ©s et noyĂ©s en tant que prolĂ©taires dans une masse aux intĂ©rĂȘts hĂ©tĂ©rogĂšnes et mĂȘme souvent contradictoires, isolĂ©s et noyĂ©s dans le "peuple", ne gagneront rien ». L'affirmation tranchĂ©e, sans doute car nous Ă©tions prisonniers d'un schĂ©ma, fut dĂ©mentie par la rĂ©alitĂ© – du moins en partie. Le fait que nous n'ayons pas Ă©tĂ© les seuls Ă  nous tromper sur ce point prĂ©cis, n'enlĂšve rien Ă  la nĂ©cessitĂ© de comprendre oĂč se situe l'erreur et quelle est sa dimension. En particulier, nous ne pensons qu'elle remette en cause l'analyse gĂ©nĂ©rale de ce mouvement et de ses limites du fait de son "interclassisme".

  
J'ai deux comptes : un hubzilla et un osada et je me pose la question si je ne devrait pas fusionner ces deux ?  Qu'en pensez vous ?
  
Ce n'est pas faisable en l'état il me semble (versions de #zot différentes).
  
Je vais le faire à la main en ajoutant mes contacts d'un compte sur l'autre. Cela permet de faire du ménage.

Oui je sais la migration ne fonctionne pas. Mais une fusion encore moins.
  

  


Poleco n° 202 - François Asselineau : L’ Europe n’est pas la solution mais le problème
by CHAINE- TVL on YouTube

J'aime bien cet interview. Pausé, logique et on apprend pourquoi Asselineau a attendu si longtemps avant de créer l'UPR
  
ToféoToféo wrote the following post Sun, 10 Feb 2019 21:08:41 +0100
"La tragĂ©die de l’euro" ou l’incroyable bulle cognitive dans laquelle l’Europe s’est enfermĂ©e : interview exclusive de Ashoka Mody, auteur du livre Ă©conomique de l'annĂ©e 2018 aux Etats-Unis

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